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TÉMOIGNAGE DU FONDATEUR

Parler de ce que Dieu a fait dans ma vie… Il s’agit d’une vie, de toute une vie, une aventure qui a commencé un jour, une aventure avec Dieu.Il s’agit d’une histoire, d’une histoire d’amour, une histoire avec le Seigneur.Il s’agit aussi d’une expérience, une expérience du divin, une expérience de vie. Il s’agit d’une opération, d’un changement, d’une transformation. Le Seigneur Jésus m’a touché en janvier 1989.Mais avant  cette date historique, j’avais une vie, une autre vie.Ou du moins, ce qui ressemblait à une vie. J’avais grandi dans un quartier d’Abidjan appelé Cocody. Là, très jeune,j’ai vécu la vie de péché qui me paraissait comme un paradis.Mais aujourd’hui, pour parler comme l’Apôtre Paul, je me rends compte que c’était du néant.C’était une expérience de mort.En un mot, une expérience qui avait une odeur de mort  alors que je pensais que c’était une vie. A vrai dire, j’étais dans une tombe.Je pensais que j’étais un viveur. Je m’appelais viveur alors qu’en réalité j’étais mort.

** *

Tout a commencé pour moi, à partir de la classe de 5e où j’avais commencé à boire et à aller en boite de nuit. J’ai connu cette aventure de boite de nuit lorsque j’avais entre douze (12) ans et treize (13) ans. Certainement qu’en ces temps-là, le Seigneur Jésus Christ me regardait en pleurant, voyant ce jeune qui voulait vivre une belle vie mais qui en réalité avait dévié. Je me souviens,avoir fait,à l’âge de quinze (15) ans une expérience douloureuse, une expérience qui mène à la mort : le fait d’aller à plusieurs avec une ou plusieurs jeunes filles. J’ai fait le premier cycle du secondaire au lycée d’Agboville et en tant qu’un jeune homme en provenance de la capitale (Abidjan), j’étais bien, je m’habillais bien et on m’appelait « Lucifer »c’était paradoxal.Aussi, mes amis trouvaient que j’avais quelque chose de spécial. Tout ce que je voulais, je l’obtenais.Quand je voyais une jeune fille, et prédisais qu’elle tomberait sous mon charme,c’est ce qui arrivait. J’étais aussi un businessman hors pair. En réalité, j’étais un doubleur car je mentais beaucoup.

Revenu à Abidjan, j’ai fréquenté le Lycée Moderne de Koumassi, où j’ai eu mon BAC  en 1984. A cette époque l’étudiant n’était pas dévalué.Cela ne veut pas dire que l’étudiant a moins de côte aujourd’hui. J’étais logé à la cité de Mermoz où j’avais une chambre. Là,je peux dire que j’y ai pris le repas tout au plus dix (10) fois, parce que je trouvais que le menu proposé n’était pas à mon goût. Ma chambre était devenue un lieu de poubelle :elle était prêtée à tous mes camarades. Du moins, à tous ceux d’entre eux qui voulaient en faire une chambre de passe.Un jour, mon voisin de chambre m’a interpelé en me disant : « Clément, tu es en train de te faire du mal ». C’était un musulman pieux. Mais moi, je ne savais que faire de son sermon puisque ce jour-là je puais l’alcool. J’étais ivre. Ma vie était faite de cigarettes, de boîte de nuit. J’ai même expérimenté la drogue en 1986.Il m’arrivait parfois de penser qu’il y avait quelque chose d’autres, en dehors des plaisirs que je ressentais à travers la boisson, les filles,la danse…En 1979, mon pseudonyme était John TRAVOLTA. En son temps, mes amis et moi étions les premiers jeunes à danser le disco.J’étais un des champions de cette danse à la mode à cette époque à Cocody. Il y avait les matinées dansantes qui commençaient à 16 heures pour prendre fin à 20 heures. De là, nous mettions le cap dans une petite boîte de nuit appelée le 331.On rentrait très tôt le matin au moment où les parents allaient au travail. Lorsqu’ils revenaient à midi, nous, nous dormons.Quand nous nous réveillons à quinze (15) heures, ils sont déjà repartis pour le boulot. Et ce, durant les trois (3) mois que duraient les vacances scolaires et universitaires. Je pourrai dire sans me tromper qu’en 1979, je n’ai jamais pouvoir le soleil à 8 heures, à 9 heures, ou même à midi puisque je me levais tous les jours à 15 heures. Et dès le lever, je m’habillais et retrouvais mes amis à l’allocodrome pour ensuite aller danser à l’Ivoire.Et le même cycle reprenait son cours. C’était le temps de la vie, le temps des femmes, le temps des boissons alcoolisées. Parfois même lorsque nous avons rien à faire, il nous fallait fabriquer ce que nous appelons les « gasoils » : soit nous allions dans un maquis à Treichville dès 16 heures,pour y rester jusqu’à vers deux (2) heures ou quatre (4) heures 30pour revenir au petit matin prendre le café des Ahoussas. Et c’est à six (6) heures que nous rentrions à la maison.

Je me souviens qu’un jour en 1986, j’ai pleuré pour la première fois sur ma vie. J’ai su que quelque chose me manquait ou que quelque chose n’allait pas. Certes, mes parents m’aimaient surtout à cause de mes études (j’avais de très bons résultats en classe), mes amis m’aimaient également (pour le plein de plaisir que je leur apportais), mais je sentais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas :les femmes, la boisson, la drogue, la danse, les boîtes de nuit n’arrivaient pas à me satisfaire totalement. Je sentais un vide dans mon âme. La parole de Dieu nous dit que : «…tout passe, le monde passe avec ses convoitises mais seul l’Amour demeure ».

En Octobre 1988, j’étais allé voir un frère à Koumassi et en chemin, il y avait une Église Évangélique qui faisait une croisade d’évangélisation. Là, quelqu’un prêchait avec force et autorité.Nous nous sommes arrêtés pendant une (1) minute.Le message m’a intéressé et j’ai fait un pas vers ce lieu qui faisait office de temple. Je crois que l’orateur prêchait sur la conversion.Il a dit : « Ceci est la vie Dieu ;la meilleure des vies ». Et le prédicateur a même donné une parole de connaissance qui disait qu’il y a des jeunes qui sont là, qui ont tout expérimenté mais Jésus leur dit qu’il leur manque la vie.Après cela, il a lancé l’appel, je me suis approché et ils ont priés pour nous. J’avais expérimenté l’amour, celui de Dieu. Quand je suis rentré à la maison, je me suis dit : « Est-ce que ce que l’homme de Dieu a prêché est vrai ?» Mais après cela, j’ai continué ma vie comme auparavant.

A partir de 1981, je suis rentré dans une chorale, la chorale de Saint Jean de Cocody (Les « siciliens »). J’y suis entré sur-invitation d’un frère et ami.Il a tellement insisté, que j’ai fini par obtempérer. Je me suis surtout laissé convaincre en pensant que si lui y est entré, c’est qu’il y a quelque chose de bon. J’ai longtemps pensé que les chrétiens et surtout les choristes étaient comme tout le monde et qu’ils avaient une vie peu recommandée.Mon ami et moi y avions créé tant de zizanie que j’étais malheureux de savoir que dans ce milieu, les gens étaient plus sérieux que je me l’imaginais. C’était malheureusement loin d’être mon cas. C’était plutôt moi qui avais une vie pas du tout sérieuse. Parfois à la Messe, je suis totalement ivre et je chantais Dieu jusqu’au jour du 29 Janvier 1989.

Ce jour-là, une de mes sœurs avait insisté pour me demander d’entrer au Renouveau Charismatique. Qu’est-ce que c’est que cette histoire, me demandais-je ? J’avoue que je me moquais bien d’elle lorsqu’elle prononçait le mot ‘’charismatique’’. Mais par respect pour elle et du fait de son insistance, je lui ai fait plaisir en allant assisté à une de leur réunion de prière.C’était une petite fraternité du groupe du Renouveau de Blockhaus qui se réunissait à la grotte de Blockhaus.Les rencontres de prière de cette petite fraternité se faisaient les dimanches soirs à partir de seize (16) heures. Pour faire bonne figure, j’y suis allé et ce que j’ai vu m’a beaucoup déçu. J’ai vu des jeunes filles qui n’étaient à la mode, qui étaient bizarres et je trouvais que c’était triste pour ces jeunes filles.Certaines d’entre elles étaient en tapette. D’autres, ceux-là des jeunes gens portaient de longues chemises et n’étaient pas fourrés. Ce spectacle me subjuguait tellement que je me disais :« celle-là où est-ce qu’elle m’a amené ». Alors quand la prière a débuté ; ils ont commencé à acclamer, à sauter. « Où suis-je ?, je me posais la question. J’essayais de regarder ma sœur, mais elle ne me regardait pas. C’était terrible pour moi.Ce n’était pas mon milieu.J’étais habitué à un autre milieu, là où on s’habillait bien. En effet, ce jour-là, j’étais habillé en tee-shirt Lacoste de couleur rouge-bordeaux, en ‘’jean’’ 501, d’une paire de chaussures de marque ‘’Alden’’. Franchement, tout ce que je voyais m’énervait. Je me disais, c’est un piège que ma sœur m’avait tendu. Et que si elle m’aimait, elle ne m’aurait pas envoyé dans cet endroit démodé.Mais, eux, chantaient les louanges de Dieu sans faire attention à moi. A un moment, je me suis mis à regarder encore et encore leur visage.J’ai constaté quelque chose d’inimaginable : une lumière sur leur visage.J’ai senti que ces personnes avaient un bonheur que moi j’ignorais.En ce moment donné j’ai été comme plongé dans mes souvenirs : je me souvenais que deux (2) jours avant mon BAC j’étais en boîte de nuit et quelqu’un m’a dit va étudier et j’ai dit à cette personne ne t’en occupe pas ça va aller ; je me souviens que cette personne m’avait dit prends toi au sérieux, prends tes études aux sérieux ; je lui ai dit qu’il n’y avait pas de problème.Je revoyais le plaisir des boîtes de nuit, la joie d’avoir été champion de danse, les femmes,la fréquentation des milieux possibles où j’avais crié,chanté, bu, etc.Mais, ce jour-là, je savais que ces gens avaient quelque chose que je n’avais pas. J’ai senti à partir de cet instant quelque chose couler sur ma joue. Je me suis dit, certainement que, quelqu’un en priant a dû sans faire attention, craché sur ma joue ou bien qu’il pleuvait quelque part. Mais j’ai constaté qu’il ne pleuvait pas.Et ce liquide a continué à couler sur ma joue et je me suis rendu compte que, moi Clément, j’étais en train de pleurer. Je me suis dit : « Clément, tu ne vas pas pleurer devant les gens, tune vas pas pleurer,ce n’est pas possible ». Mais à partir de cet instant, quelque chose était rentré dans mon cœur.En réalité, j’avais senti une présence dans mon cœur, une voix douce dans mon cœur qui disait ceci : « C’est le commencement ». Pendant ce temps, ces jeunes gens et jeunes filles qui priaient et chantaient sans faire attention à moi, cette fois me regardaient et étaient tous heureux.Pendant que moi je vivais un paradoxe : je demandais une seule chose au Seigneur que cette prière s’arrête.Et quand cette prière s’est arrêtée, je me suis empressé de sortir, mais Jésus était déjà entré en moi. Ce fut le commencement d’une vie. J’ai senti une présence, quelqu’un qui est entré dans ma vie. Dieu n’existait peut-être pas pour moi, mais je me souviens que lorsque je suis rentré à la maison, ce soir-là, je l’ai senti d’une manière profonde et j’ai su que ma vie ne pouvait pas être la même .Ce fut le commencement d’une aventure d’amour avec le Christ. Et l’Apôtre Paul dans l’Épitre aux Galates dira à ce propos : «Je suis crucifié avec le Christ et ce n’est plus moi qui vit mais c’est le Christ qui vit en moi, ma vie présente dans la chair, je la vis dans la Foi au fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi, n’annule pas le don de Dieu. Car si la justice vient de la loi, c’est donc que le Christ est mort pour rien ». J’ai senti d’une manière forte la présence de Jésus. Je me souviens de cette nuit-là j’ai fait un songe où j’étais dans l’obscurité et j’ai vu quelqu’un dans la lumière qui me faisait un geste en demandant de venir vers lui, je me suis avancé et il y avait comme un cercle de lumière. Et je crois que ce songe corrobore la parole de Jésus qui dit que nous sommes chrétiens, nous sommes la lumière du monde.

Le lendemain j’ai commencé à lire les écritures.Aussi, je me posais beaucoup de questions.Je voulais savoir ce qui m’était arrivé car je sentais ma vie se bouleverser. Je demandais au Seigneur si j’allais mourir. Pour le commencement d’une vie, j’ai eu peur le lendemain en pensant à ce que mes amis allaient dire de moi : « Clemso que s’est passé dans ta vie, es-tu devenu fou… ?Parce que j’ai su dès cet instant que Jésus me voulait pour lui. Jusque-là j’avais vécu pour le monde, maintenant, je devais vivre pour Dieu. Les choses se sont précipitées dans ma vie.

Trois(3) jours après ce bouleversement inattendu, en réfléchissant et regardant la nature, j’ai eu une sensation inhabituelle : c’était comme-ci un voile s’était déchiré.Je voyais comme si les choses n’avaient plus de sens. En effet l’Apôtre Paul nous dira que tous ceux qui sont en Christ sont devenus une nulle créature, les choses anciennes sont passées et voici que toute chose devient nulle (2 Corinthiens 5 ; 7). J’ai senti cette nullité de vie. Alors, j’ai commencé à chanter les merveilles de Dieu, à lire la Bible et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence a envahi mon cœur. Le dimanche  je suis allé à l’Église et j’avais commencé à avoir un intérêt pour tout ce qui s’y passait : l’homélie avait changé à mes oreilles, la liturgie…tout me paraissait bien. Dieu était en train de faire quelque chose dans ma vie.

Trois mois après, je me suis rendu compte que je n’avais ni bu de la boisson alcoolisée ni fumer la cigarette encore moins la drogue.J’avais totalement tout arrêté sans m’en rendre compte. En Avril, un de mes frères est venu (puisque j’ai été converti en Janvier 1989) me visiter. Il nous a invités,un ami et moi, à aller prendre un pot au maquis. Il m’a demandé ce que je prenais comme boisson. Je lui ai dit que je préférais avoir une sucrerie.Surpris, il a demandé à l’autre :« Clément, est-il malade ? ». Et pour la première fois,j’ai entendu quelqu’un dire de l’autre : « Tu ne sais pas qu’il est chrétien ! ». Et pourtant, celui qui disait ça était déjà baptisé. Alors, mon frère également avait reçu le baptême, m’a regardé dans les yeux et m’a dit d’un ton abattu : « Tu es chrétien, cela veut dire qu’on ne peut plus boire ensemble ! ». Je lui ai répondu par l’affirmatif tout en lui précisant qu’on ne pouvait non plus chercher les femmes ensemble.Et qu’il ne pouvait,également, plus compter sur moi pour aller ensemble en boîte de nuit.Abasourdi par ma réaction, mon frangin conclût pour me dire que pour lui, j’étais mort. Et lorsque j’ai entendu cette phrase prononcée par mon frère biologique, je me suis souvenu d’une des paroles de Saint Paul s’adressant aux Galates qui m’était venue tout de suite à l’Esprit : « Pour le monde j’ai été crucifié et pour moi aussi le monde aussi a été crucifié »,(Galates 16 : 12-13). Je me suis rendu compte qu’être chrétien, c’est mourir, en ce qui concerne la vie de ce monde. L’Apôtre Jean dira à ce propos : « Jeunes hommes, n’aimez pas le monde, ni la convoitise  qui est dans le monde, celui qui aime le monde ne peut avoir l’Amour de Dieu ». Je me suis rendu compte que par ces questions que je n’étais plus le même Clément.Quelque chose s’était passé en moi : ma mentalité avait changé. L’Apôtre Paul a dit :« Ne vous conformez plus aux habitudes de ce monde présent, mais laissez l’Esprit Saint renouveler votre intelligence ; alors vous serez capables de discerner ce qui est bon, ce qui est agréable à Dieu. Les choses anciennes, ultérieurement passées et toutes choses sont devenues nulles ». Bègue que j’étais (je le suis toujours d’ailleurs) peut être pas de naissance, j’ai commencé à prêcher l’Évangile après que Jésus m’ait touché. J’avais même lu toute la Bible en deux (2) ans.Mais avant, c’est-à-dire,deux (2) semaines après ma conversion,le groupe qui m’avait invité,  par le biais de ma sœur, m’a demandé de commenté un texte.Quand j’ai commenté ce texte, cette fois-ci ce sont eux qui ont commencé à pleurer. Les gens me connaissaient. Ils savaient que je ne connaissais pas Jésus. Tous avaient prié pour moi quelques jours auparavant et voici que grâce à Jésus qui est dans mon cœur, c’était moi qui leur prêchais l’Évangile. Il y avait une clameur dans tout le pays(Côte d’Ivoire)qui avait commencé par le quartier chic d’Abidjan appelé Cocody.Cette clameur faisait état de ce que quelque chose était arrivée à Clément AKOBE.Je me souviens qu’en allant à la rencontre de mes amis, ils disaient me donner trois (3) mois pour que tout ce boucan s’arrête pour de bon. Ils disaient en ces termes : « On sait que quelque chose s’est passée en toi, mais on te donne quatre-vingt-dix (90) jours pour que tu viennes nous retrouver. Tu ne peux pas nous laisser seuls comme ça, Clemso ». Je ne les jugeais pas, je ne pouvais plus juger quelqu’un qui vivait comme moi.Mais, je leur avais simplementparlé de l’Amour de Jésus et de Dieu.La gloire soit rendue à Dieu, ils se sont convertis à cet instant même.Ayant accepté Christ, ils ont eux aussi décidé de commencer une vie missionnaire à la suite de Jésus. Des familles ont donc commencé à m’inviter à venir rendre témoignage chez eux afin que le Seigneur touche leurs enfants. Des groupes de prière du Renouveau  Charismatique  m’adressait des lettres d’invitation pour  rendre mon témoignage de conversion. Certes, j’étais un néophyte mais le Seigneur agissait et touchait les âmes.Je voyais les gens donner leur vie à Jésus en pleurant.Les jeunes gens et jeunes filles décidaient de changer radicalement de vie.

Ce fut le commencement d’une autre vie : alors que j’avais l’habitude de veiller dans les boîtes de nuit, j’ai commencé à veiller dans la prière. Dieu avait commencé à agir autrement : en plus de la guérison des âmes, il a commencé à guérir physiquement, à délivrer des âmes captives. Je lui rendais toute la gloire pour ce qu’il faisait par moi bien que je ne fus pas baptisé.Lorsque le Seigneur a commencé à faire des merveilles dans ma vie, j’étais suis allé rencontrer mon curé de paroisse,il s’agissait du père Raymond KOUTOUAN. Je lui ai dit : « Mon père, je suis venu pour commencer le catéchisme ».- Vous chantez dans la chorale, on vous demande de faire la confirmation, vous refusez, m’a-t-il rétorqué ».Il ne savait même pas que je n’étais pas baptisé. Lorsque je lui ai dit la vérité, c’était très étonné qu’il m’a inscrit directement en 2e année.La 3e année achevée, j’ai été baptisé à la Cathédrale. Tous ceux qui m’invitaient à la vigile à donner mon témoignage les 31 Décembre à la Cathédrale animé par le Renouveau et ceux qui venaient prier avec moi ne pouvaient pas s’imaginer que je n’étais pas baptisé.Le Seigneur ayant fait des merveilles, je me faisais baptiser en Mars 1991, c’est-à-dire deux (2) ans après ma conversion. Cela m’avait beaucoup touché d’avoir vu et expérimenter l’Amour de Dieu dans ma vie. Dieu ne regarde pas les hommes selon leurs apparences mais il regarde le cœur. Sûrement que Dieu avait vu le cœur d’un jeune qui cherchait le bonheur, la vie.Mais j’avais compris que le bonheur ce n’était pas quelque chose d’ordinaire ou d’extraordinaire.Le bonheur, c’est quelqu’un qui vient à notre rencontre. Jésus de Nazareth m’avait montré sa miséricorde. Je prenais la communion sans être baptisé, ce qui avait étonné mon curé d’alors quand je lui ai dit que je ne suis pas baptisé. Lui, Jésus de Nazareth,m’avait vu,en tant que choriste,tout ce temps-là faire ça, me lever pour aller prendre la communion, mais malgré tout, il m’a montré sa miséricorde. La parole de Dieu ne dit-elle que celui qui a été pardonné aime aussi beaucoup. Jésus m’a pardonné, m’a aimé, c’est pourquoi je lui ai totalement donné ma vie. Il le sait puisque je lui ai dit que je n’aimais pas la médiocrité.C’est pourquoi dans tout ce que j’ai faisais, je recherchais l’excellence. Que je ne le choisissais pas pour être moche, encore moins pour être médiocre. Le Seigneur m’a montré la misère du monde tout en m’en avertissant que si j’avais continué dans mon péché, c’était la mort éternelle pour moi.

Frère et sœur, il y a une mort éternelle quand on vit loin de Dieu. Quand on vit sans se soucier de Dieu, la mort éternelle peut subvenir plus brutalement que fatalement que la mort la mort naturelle ou la mort physique. Jésus m’a racheté, Jésus a payé le prix sur la croix, il a versé son sang. Tout cela pour moi. Il m’a permis de comprendre qu’il est mort aussi pour moi. Il m’a dit qu’il a besoin de ma jeunesse, que tu annonces sa parole. Je lui ai demandé s’il voulait que je sois prêtre, il a dit « non ». Mais lorsque je lui demandé s’il voulait que je sois religieux, il est resté dans le silence. J’ai su en ce moment qu’il voulait que je reste tel que j’étais. Ce fut le commencement d’une mission qui a commencé. Je me souviens que je pleurais le jour où je suis allé en mission pour la première fois en avion, je demandais au Seigneur de me dire où il m’emmenait parce que presque tout se bousculait dans mon esprit.C’est vrai que je lui avais dit que j’irai partout annoncer la bonne nouvelle, mais je n’avais pensé que cela irait à prendre l’avion. Frères et sœurs, baptisés, nous sommes appelé à proclamer la bonne nouvelle. Il a dit :« Allez partout le monde annoncer la bonne nouvelle… ». Et c’est une aventure qui prendra fin dans l’Éternité. Le Seigneur m’avait ainsi montré que l’ouvrier n’était pas plus grand que le maître et que ce qu’ils ont fait au bois vert, ils le feront au bois sec.

J’ai vu des transformations de vie parce que Jésus a transformé ma vie.Et alors progressivement des jeunes gens et des jeunes filles qui avaient entendu mon témoignage m’ont dit qu’ils voulaient eux aussi témoigné.Ce fut le commencement  d’une  vie communautaire. Personne parmi nous n’était religieux.Personne d’entre nous n’avait une expérience religieuse. Nous avons pris la Parole de Dieu au sérieux, parce que Dieu nous prenait au sérieux et nous sommes mis ensemble pour parcourir la Côte d’Ivoire.Ensuite, nous sommes allés un peu partout dans la sous-région puis un peu partout en Europe, en Amérique, en Asie pour annoncer Jésus Christ de Nazareth. Nous nous sommes rendus compte que l’Esprit Saint est à l’œuvre, que la Pentecôte est réelle aujourd’hui et que Jésus continue encore aujourd’hui à manifester sa gloire. N’a-t-il pas dit d’aller partout le monde entier proclamer ma bonne nouvelle ; et que les signes allaient accompagner ceux qui auront cru en son nom, et qu’ils chasseront les démons et que nous verrons que Satan est radicalement vaincu par lui le Christ Jésus.La résurrection de Jésus a mis fin au règne du diable.Et nous avons vu Jésus Christ, à lui soit la gloire, délivrer les sorciers, bouleverser des existences. Nous avons compris qu’il est le maître. Il a dit que nous imposerons les mains aux malades et ceux-ci seront guéris. Nous avons vu des malades guéris au nom de Jésus Christ. Par la puissance du nom de Jésus, j’ai pu voir un homme étendu et qui ne respirait plus, ces parents pleuraient au salon autour de lui.

Quand nous sommes rentrés dans ce salon, Jésus a mis sur mon cœur cette parole dans l’Évangile de Marc 5.La résurrection de la fille de Jaïrius et nous avons prié pour cet homme. A Dieu soit la gloire ; je ne suis pas médecin mais cet homme n’avait plus de vie.Il ne respirait plus depuis plus d’une heure.Ses parents ont eu juste le temps d’aller chercher les chrétiens pour une prière de requiem en attendant que le corbillard arrive. Leur fils était mort mais la vie du ressuscité est entrée dans cet homme.

J’ai expérimenté la puissance de Jésus Christ de par les missions en Afrique. J’ai vu que les Africains ont besoin d’un Jésus Vivant. Jésus est capable de transformer des vies.Un Jésus capable de les délivrer des puissances des génies. Un Jésus capable de les protéger contre les sorciers.J’ai compris que toute l’humanité a besoin de ce Jésus. Jean le baptiste adit à ses disciples de demander à Jésus s’il est le Messie ou bien qu’ils devraient attendre quelqu’un d’autre. L’Afrique est à l’attente de quelqu’un mais ce quelqu’un est déjà présent et c’est Jésus.C’est lui le Messie, lui seul peut sauver et délivrer l’Afrique.

J’ai vu de par le monde entier que les hommes ont besoin de voir les signes de Dieu. Ils ont besoin de contempler la gloire de Dieu. Face à la technologie, face au développement actuel, les hommes vivent comme si Dieu  n’existait pas. Ils ont besoin de sentir et voir les signes. Ces signes ne sont pas pour les croyants.Ils sont pour ceux qui ne croient pas que Jésus Christ est Seigneur. Les signes sont pour les païens, pour ceux qui traditionnellement n’ont  aucune religion, pour les incrédules, qui comme saint Thomas veulent voir avant de croire et Jésus manifeste encore ces signes pour montrer à ce monde qu’il est Vivant.

C’est à la suite de ces évènements cités plus haut opéré par Dieu lui-même que la communauté a commencé à naître.En cela, nous nous sommes dit qu’il faut que nous annoncions Jésus-Christ.On n’avait rien prévu, aucun projet de vie communautaire mais la vie communautaire fut la conséquence de nos missions. Il fallait qu’on se mette ensemble pour prier, pour jeûner, pour préparer les missions et nous avons commencé cette aventure avec Dieu. C’est lui-même qui dit : «  Ceux qui laisseront parents, fils, mère, père à cause de moi l’auront au centuple ». Par l’expérience de la vie communautaire, j’ai compris que Jésus nous exauce à la lettre par rapport à cette parole. Nous avons des personnes, des frères que rien ne pouvait  peut être nous rapprocher mais grâce à l’Esprit Saint, nous pouvons vivre ensemble.

« …Une autre vie est possible… »
Frère Jean-Emmanuel Clément AKOBE
FONDATEUR DE LA CMDA
(Retranscription Frère François DOFFOU)

11 commentaires

  1. AKESSE KOUA ALEXANDRE

    Après avoir parcouru votre témoignage, je réalise que l’amour de Dieu pour nous les hommes est inestimable.
    Je ,e pose alors cette question: « avons-nous besoin d’autres signes pour croire que rien est impossible à Dieu? »

  2. Merci pour ce témoignage. Moi aussi je ressent cet appel a faire des oeuvres pour le seigneur et a expérimenter une vie consacrée.
    Je le ressent depuis quelque temps maintenant. Je prie pour avoir la foi de m’y consacrer entierement

  3. N'GUETTIA Kossonou Roland

    Paix et Joie!

    Je me réjouie pour le témoignage. Vous êtes cette lumière que le Seigneur Jésus a « déposée sur le lit pour éclairer toute la maison. » Que votre vie donne encore d’autres fruits qui demeurent pour l’avènement du royaume de Dieu!

    Paix et Joie!

    Courage encore mon frère!

  4. JULIETTE EMMANUELLE LAWSON

    Loué soit Jésus-Christ, j’ai suivi avec grand intérêt à travers les ondes marimales Lomé, recevez mes humbles remerciements pour tous les enseignements dont vous avez nourris nous tous qui voulons être pour Dieu jusqu’à la fin des temps. Félicitations à Soeur Marie-Laure Boni, elle est une ointe de Dieu, félicitations à vous tous. Je souhaite me joindre à cette communauté, je vous remercie de me donner les renseignements nécessaires pour adhérer à votre groupe de prières, recevez, Mesdames, Messieurs, mes sincères salutations
    Juliette Emmanuelle LAWSON
    Responsable Commerciale en Immobilier

  5. Dieu bénisse votre vie et toute l’oeuvre qu’il vous a confié. je pense que ce temoignage est tres important parce qu’il vient nous rappelre que le Seigneur Jesus à dit qu’il est venu pour les malades , les impis les pécheurs. souvent nous voulons etre à l’image de Dieu avant d’aller à sa rencontre

  6. Seigneur dit quelque chose dans . Joli témoignage QUE LE TOUT PUISSANT continu de vous bénir dans tout ce que vous faites . GLOIRE ET LOUANGE à TOI LE DIEU D’ABRAHAM d’ISSAC et de JACOB

  7. Que le Seigneur vous bénisse !

  8. BONJOUR à tous Dans le précieux Nom de notre SEIGNEUR JESUS CHRIST, merci Modérateur pour ce temoignage édifiant…
    Je vous envoies ce message car j’ai besoin de vous rencontrer avec une amie en effet Je suis de la paroisse de saint Paul de San Pedro et j’ai assisté à vos prières ce samedi Dans l’enceinte du collège moderne de cocody et je sais que c’est Dieu qui a permis cela… La fille de mon amie souffre d’une maladie très rare qui touche 1 enfant sur 10 dans le monde, elle ne marche pas, ne parle, ne peut rien faire du tout et en plus les medecins lui ont dit que cet enfant ne vivra pas longtemps ( 3ans) par la graçe de notre SEIGNEUR JESUS l’enfant a aujourd’hui 3 ans mais toujours une dégradation de sa santé… j’ai la foi et l’assurance que le Dieu en qui j’ai mis ma foi et que je pries est capable de la guérrir… Pour L’Amour de notre SEIGNEUR JESUS je veux la faire rencontrer le Modérateur… Que Dieu vous bénisse

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